Quand j’observe le parcours de Francis Coquelin, je me dis qu’il incarne parfaitement ce que signifie faire des choix alignés avec ses priorités. Ce milieu de terrain de 34 ans, passé par Arsenal et Villarreal, a rejoint le FC Nantes début 2025 dans un contexte particulier. Après des années dans les plus grands championnats européens, le natif de Laval a décidé de revenir en France, plus précisément en Ligue 1. Sa décision intervient alors que tous les clubs français subissent la crise des droits TV qui bouleverse leur modèle économique. Naturellement, la question de sa rémunération se pose : combien gagne réellement Francis Coquelin chez les Canaris, et surtout, quel sacrifice financier a-t-il accepté pour porter ce maillot ?
Le salaire actuel de Francis Coquelin chez les Canaris
Je vais être direct : Francis Coquelin perçoit actuellement 30 000 euros bruts mensuels au FC Nantes, soit 360 000 euros bruts annuels. Pour décomposer davantage, cela représente environ 6 923 euros hebdomadaires et 986 euros quotidiens. Ces chiffres placent le footballeur français parmi les joueurs les moins rémunérés de l’effectif nantais, bien en dessous de la moyenne salariale du vestiaire qui s’établit à 80 000 euros bruts mensuels.
Certaines sources en ligne, notamment SalarySport, évoquent des montants nettement plus élevés, autour de 125 000 euros mensuels. Pourtant, après avoir croisé plusieurs informations de la presse sportive française, je constate que la fourchette basse de 30 000 euros reste la plus crédible et la plus largement relayée.
| Joueur | Salaire mensuel brut |
|---|---|
| Moses Simon | 200 000 € |
| Alban Lafont | 150 000 € |
| Mostafa Mohamed | 150 000 € |
| Matthis Abline | 70 000 € |
| Johann Lepenant | 50 000 € |
| Sorba Thomas | 50 000 € |
| Francis Coquelin | 30 000 € |
| Jean-Philippe Gbamin | 30 000 € |
Cette position salariale modeste n’est pas isolée. D’autres recrues récentes comme Jean-Philippe Gbamin et Saïdou Sow perçoivent également 30 000 euros mensuels, illustrant clairement une politique d’économie salariale menée par le club. Sorba Thomas et Meschack Elia touchent environ 50 000 euros bruts mensuels, tandis que Johann Lepenant bénéficie du même montant, avec une partie prise en charge par l’OL qui l’a prêté.
Le contraste devient saisissant quand on regarde les plus gros émoluments du FCN. Moses Simon demeure le joueur le mieux rémunéré avec 200 000 euros mensuels. Mostafa Mohamed et Alban Lafont touchent chacun environ 150 000 euros mensuels. D’ailleurs, comme l’indique le salaire de Matthis Abline qui s’élève à 70 000 euros bruts mensuels, même les jeunes espoirs du club dépassent largement la rémunération de Coquelin.
Le paradoxe le plus flagrant concerne Alban Lafont : relégué en réserve en National 3, il reste paradoxalement le salaire un des plus le plus importants de l’effectif avec ses 150 000 euros mensuels. Cette situation illustre les ajustements complexes auxquels le club fait face.
La stratégie économique du club
Cette politique salariale s’inscrit dans une stratégie globale du FC Nantes visant à réduire sa masse salariale suite à l’effondrement des droits TV. Le club se positionne 8ème des clubs français en termes de dépenses salariales, avec un salaire moyen brut mensuel à 80 000 euros. Les dernières recrues figurent désormais systématiquement en dessous de cette moyenne, à l’exception notable d’Anthony Lopes.
Une réduction salariale drastique par rapport à son passage en Espagne
Parlons chiffres : à Villarreal CF en Espagne, Francis Coquelin percevait environ 3 millions d’euros bruts annuels, soit environ 300 000 euros mensuels en 2021 selon certaines sources. D’autres estimations de la presse espagnole évoquent 2,5 millions d’euros annuels. Dans tous les cas, la comparaison avec ses 30 000 euros actuels fait tourner la tête.
Cette baisse représente littéralement un salaire sept fois inférieur à celui perçu à Villarreal. Son salaire actuel n’atteint même pas la moitié de la moyenne du vestiaire nantais. Il a rogné par près de sept son salaire précédemment gagné en Espagne pour signer chez les Canaris.
En remontant plus loin dans sa carrière, je constate qu’à Arsenal lors de la saison 2014-2015, Coquelin percevait 1,2 million d’euros annuels. Sa valeur marchande et sa rémunération n’ont cessé d’augmenter parallèlement à ses performances, culminant avec son passage en Espagne où il a remporté la Ligue Europa en 2021.
Les motivations derrière ce sacrifice financier
Pourquoi accepter une telle réduction ? Francis Coquelin était libre de tout contrat depuis six mois après son départ de Villarreal. Il a clairement privilégié le plaisir de rejouer et le projet sportif plutôt qu’une rémunération mirobolante.
Originaire de Laval, le footballeur voulait renouer avec la Ligue 1 et retrouver sa région natale. Selon des sources au sein du club, Coquelin cherchait avant tout un projet où il pourrait retrouver du temps de jeu après une période difficile, tout en apportant son leadership à un groupe en construction.
- Son attachement à la région Pays de la Loire a pesé dans la balance
- L’insistance personnelle d’Antoine Kombouaré qui appréciait son profil polyvalent
- Son expérience des compétitions européennes et sa grinta légendaire
- Le désir de transmettre son savoir-faire à de jeunes joueurs
Des sources au sein du club ont confié que Francis Coquelin n’est pas venu pour l’argent. Il voulait surtout rejouer et apporter son expérience à un effectif qui lutte chaque saison pour son maintien dans l’élite.
Les conditions contractuelles de son arrivée
Francis Coquelin a signé un contrat jusqu’en 2026 avec le FC Nantes. Initialement, il s’agissait de cinq mois de contrat lors de sa signature, avec la possibilité d’une prolongation au-delà de cette saison si les affinités se confirment.
Son arrivée ne s’est pas faite en un claquement de doigts. Libre de tout contrat, il a d’abord été mis à l’essai par le staff technique avant d’être définitivement intégré à l’effectif. Quelques jours avant d’être mis à l’essai cet hiver, Francis Coquelin a dû renoncer à cause d’une blessure. Cette alerte n’a pourtant pas découragé le clan Kita de le signer, tant le profil du joueur correspondait aux besoins identifiés par Luis Castro.
Le coach portugais voyait en lui un joueur d’équilibre, capable de stabiliser un milieu souvent fébrile. Son expérience internationale, avec 71 sélections en équipe de France, représentait également un atout précieux pour un vestiaire composé de nombreux jeunes joueurs.
- Période d’essai initiale malgré son statut de joueur expérimenté
- Signature d’un contrat de cinq mois évolutif
- Rémunération fixée à 30 000 euros bruts mensuels
Cette approche prudente du club reflète les nouvelles contraintes économiques du football français. Même pour un joueur ayant disputé 160 matchs sous Arsène Wenger à Arsenal et remporté une Ligue Europa avec Villarreal, les conditions financières ont radicalement changé. Le FC Nantes a privilégié les profils à coût maîtrisé, recrutant des joueurs libres ou prêtés après avoir allégé considérablement sa masse salariale.