195 grammes sur la balance. C'est le poids affiché par la Salomon Bonatti Trail version homme, une veste imperméable taillée pour les longues distances en montagne. Légère, compacte, et construite autour d'indices techniques sérieux, elle mérite qu'on s'y attarde vraiment.
Fiche technique : ce que la Bonatti Trail a dans le ventre
Avant tout, voici les données brutes pour cadrer la discussion. Les chiffres parlent souvent mieux qu'un long discours.
| Caractéristique | Version homme | Version femme |
|---|---|---|
| Prix | 250 € | 250 € |
| Imperméabilité | 20 000 mm Schmerber | 20 000 mm Schmerber |
| Respirabilité | 20 000 MVTR | 20 000 MVTR |
| Poids | 195 g | 180 g |
| Se range dans sa poche | Oui | Oui |
| Coupe compatible sac à dos | Oui (jusqu'à 12 L) | Oui (jusqu'à 12 L) |
20 000 mm d'imperméabilité et 20 000 MVTR de respirabilité : on est sur des valeurs cohérentes pour un trail intensif sous la pluie. La version femme gagne 15 grammes sur la balance par rapport à l'homme, un détail qui compte sur un ultra.


La matière Pertex : un pari technologique audacieux
Le cœur du réacteur, c'est le tissu Pertex Shield, produit par un fabricant japonais qui se positionne directement face à Gore-Tex. Son fonctionnement repose sur un revêtement microporeux capable de bloquer l'eau venue de l'extérieur tout en laissant la transpiration s'échapper. La Salomon Bonatti Trail serait, selon la marque, la première veste de trail à intégrer ce composant spécifique, ce qui explique une combinaison d'indices rarement vue sur ce segment de prix.
Franchement, ça change quelque chose sur le terrain. Les vestes Gore-Tex restent la référence, mais Pertex offre une alternative crédible, souvent plus souple au toucher et plus réactive à la transpiration intense. À surveiller sur la durée, d'un autre côté : la résistance du déperlant dans le temps reste un point à vérifier après plusieurs lavages.



La Bonatti Trail face à ses rivales directes
Cette veste occupe une position intermédiaire dans la gamme Salomon. Elle se glisse entre deux références maison :
- La Salomon Bonatti WP : 10 000 mm d'imperméabilité et 10 000 MVTR, poids de 200 g, entrée de gamme technique
- La Bonatti Gore-Tex Shakedry : 28 000 mm / 28 000 MVTR, haut de gamme absolu, tarif premium
- La Cimalp Storm Pro 3 : 260 g sur la balance, plus lourde malgré des indices compétitifs
- La Bonatti Trail elle-même : 195 g, positionnée comme veste polyvalente trail/fast-hiking
Par rapport à la Bonatti WP, elle gagne 5 grammes et double ses performances imperméabilité/respirabilité. Face à la Shakedry, elle perd en technique pure mais reste bien plus abordable financièrement. Pour un trail de type UTMB, où les organisateurs imposent une veste imperméable homologuée dans le matériel obligatoire, elle coche toutes les cases réglementaires.



Ergonomie et détails de conception qui font la différence
Sur un ultra de 170 km, chaque détail compte. Salomon a pensé cette veste pour les conditions réelles de course, pas seulement pour les photos marketing.
- Micro-ouvertures frontales permettant d'accéder aux flasks du gilet sans retirer la veste
- Coupe dos ample compatible avec un sac de trail jusqu'à 12 litres, comme le Salomon ADV Skin 12
- Un petit bouton maintenant la veste en position même zip partiellement ouvert
- Manches préformées pour libérer le mouvement des coudes sur terrain engagé
La capuche mérite une mention singulière. Sans cordons ni réglages, elle épouse la tête sans flutter. Commode pour l'aérodynamisme, mais je reste dubitatif sur sa tenue face à un vent latéral soutenu en altitude. C'est mon principal bémol. Les élastiques en bas de veste et aux poignets font bien leur travail pour bloquer les infiltrations d'air froid.
La grande poche zippée frontale permet de sécuriser ravitaillement ou téléphone, et la veste se compresse à l'intérieur pour tenir dans un espace minimal. Sur un ultra, pouvoir sortir et ranger sa protection en dix secondes, c'est décisif.


Quel coureur devrait opter pour cette veste en 2026 ?
Cette veste convient aussi bien au traileur engagé qu'au randonneur rapide cherchant un équipement léger et polyvalent. Si vous courez des épreuves longues distances avec équipement obligatoire, les 20 000 mm Schmerber vous couvrent largement au-delà des minimums exigés. À 250 euros, le prix reste raisonnable face aux performances offertes par le Pertex.
Pour compléter votre équipement pluie, la question se pose aussi du côté des pieds : consultez notre analyse sur les chaussures imperméables versus non-imperméables pour les courses en montagne afin d'arbitrer intelligemment votre kit pour les conditions humides.
// Auteur
CecileCecile est coach sportive et préparatrice physique dans la trentaine, spécialisée en musculation, renforcement et cours collectifs (HIIT, biking). Elle accompagne ses clients avec des programmes personnalisés et des conseils de nutrition sportive pour optimiser performance et récupération.
Son approche est motivante et pédagogique : toujours en tenue de sport et le sourire dynamique, elle rend l'effort accessible et durable. Suivez ses conseils pour progresser en confiance et atteindre vos objectifs.