Depuis 1967, le Grand Prix du Canada figure parmi les rendez-vous essentielles du championnat du monde de Formule 1. Aujourd'hui disputé sur le Circuit Gilles-Villeneuve, posé sur l'Île Notre-Dame au milieu du fleuve Saint-Laurent à Montréal, ce Grand Prix réunit passion et histoire à chaque édition. Avec ses 4,361 km de longueur et ses 70 tours de course, le tracé est un classique du calendrier mondial. Après des annulations, des crises contractuelles et une pandémie, la Formule 1 a prolongé son contrat avec Montréal jusqu'en 2035 — un signal fort pour les fans. Parmi les événements sportifs les plus regardés dans le monde, ce Grand Prix tient une place de choix.
Le Circuit Gilles-Villeneuve et les tracés historiques du Grand Prix du Canada
Le circuit actuel de Montréal
Le Circuit Gilles-Villeneuve s'étend sur 4,361 km pour une distance de course de 305,270 km. Son tracé alterne portions rectilignes brèves et virages étroits, ce qui soumet freins et boîtes de vitesses à rude épreuve. Le freinage y est une arme décisive. La construction fut approuvée par le Comité exécutif de Montréal le 26 avril 1978, et les travaux débutèrent dès le 20 juin 1978. Après l'édition 2018, toute la zone des stands fut entièrement démolie et reconstruite sur trois étages, opérationnelle dès 2019.
Les circuits historiques ayant accueilli l'épreuve
Mosport Park, en Ontario, accueillit l'épreuve en 1967, 1969, puis de 1971 à 1977. Jody Scheckter, au volant de sa Wolf, fut le dernier vainqueur sur cette piste en 1977. Les records y appartiennent à Mario Andretti : 1 min 11 s 385 en pole et 1 min 13 s 299 au meilleur tour, tous deux en 1977 sur Lotus-Ford. Mont-Tremblant, au Québec, accueillit le Grand Prix en 1968 et 1970. Jackie Stewart y signa la meilleure pole en 1 min 31 s 5, et Clay Regazzoni le meilleur tour en course en 1 min 32 s 2, tous deux en 1970.
| Circuit | Années | Record pole | Record meilleur tour |
|---|---|---|---|
| Mosport Park | 1967-1977 | M. Andretti, 1 min 11 s 385 (1977) | M. Andretti, 1 min 13 s 299 (1977) |
| Mont-Tremblant | 1968, 1970 | J. Stewart, 1 min 31 s 5 (1970) | C. Regazzoni, 1 min 32 s 2 (1970) |
| Circuit Gilles-Villeneuve | 1978-présent | S. Vettel, 1 min 10 s 764 (2018) | R. Barrichello, 1 min 13 s 622 (2004) |
L'histoire et les développements du Grand Prix du Canada
Les origines de l'épreuve
La première édition du Large Prix du Canada se tint en 1961, hors championnat du monde, avec des voitures de sport. Ce n'est qu'en 1967 que l'épreuve intégra officiellement le calendrier mondial, à Mosport Park. Le 8 octobre 1978, Montréal accueillit son premier Grand Prix, remporté — coup de théâtre — par Gilles Villeneuve lui-même devant son public, après l'abandon de Jean-Pierre Jarier. La piste reçut le nom du pilote le 8 mai 1982, jour de sa mort lors des essais du Grand Prix de Belgique. Les éditions 1975 et 1987 ne se tinrent pas.
Les crises et prolongations du contrat
Le 7 octobre 2008, Bernie Ecclestone retira le Grand Prix du calendrier, invoquant des impayés des promoteurs locaux dirigés par Normand Legault depuis trois ans. Le 16 novembre 2008, l'annulation de l'édition 2009 fut confirmée. Le retour fut ensuite négocié pour 75 millions de dollars canadiens — soit 15 millions par an sur cinq ans — par le maire de Montréal Gérald Tremblay, le ministre Raymond Bachand, le ministre Christian Paradis et le président de Tourisme Montréal Charles Lapointe. Les éditions 2020 et 2021 furent annulées en raison de la pandémie Covid-19, notamment à cause d'une quarantaine obligatoire de 14 jours. Le contrat fut finalement prolongé jusqu'en 2031, puis jusqu'en 2035 annoncé en 2025.
Les moments marquants et courses mémorables du Grand Prix du Canada
Les courses inoubliables des années 1978 à 1999
En 1981, Jacques Laffite remporta une course disputée sous un réel déluge. L'année suivante, la tragédie frappa — Riccardo Paletti percuta violemment la Ferrari de Didier Pironi calée sur la grille, et succomba à ses blessures. En 1991, Nigel Mansell salua la foule dans le dernier tour, oublia de rétrograder et cala — Nelson Piquet récupéra la victoire. Jean Alesi signa en 1995 son unique succès en F1 sur Ferrari, avant que sa monoplace tombe en panne d'essence dans le tour d'honneur. En 1997, la course fut arrêtée au 54e tour après le grave accident d'Olivier Panis. En 1999, le mur des champions engloutit Schumacher, Damon Hill et Jacques Villeneuve, laissant la victoire à Mika Häkkinen.
Les faits marquants des années 2001 à 2025
En 2001, Ralf et Michael Schumacher réalisèrent le premier doublé de deux frères dans l'histoire de la discipline. Lewis Hamilton décrocha ici, en 2007, sa première pole position et sa première victoire à son sixième départ seulement. L'année suivante, Robert Kubica offrit à BMW Sauber son unique victoire, un an après son terrible accident au 26e tour. En 2019, la FIA infligea à Sebastian Vettel une pénalité de 5 secondes controversée, offrant la victoire à Hamilton malgré Vettel franchi premier la ligne. George Russell conclut 2025 en 1 h 31 min 52 s 688, à une vitesse moyenne de 199,353 km/h.
| Année | Fait marquant | Vainqueur |
|---|---|---|
| 1982 | Accident mortel de Riccardo Paletti | Nelson Piquet |
| 1995 | Seule victoire de Jean Alesi en F1 | Jean Alesi |
| 2007 | Première victoire de Lewis Hamilton | Lewis Hamilton |
| 2008 | Seule victoire de Robert Kubica et BMW Sauber | Robert Kubica |
| 2025 | Victoire de George Russell, vitesse moy. 199,353 km/h | George Russell |
Les records et statistiques du Grand Prix du Canada
Les records par circuit
Sur le Circuit Gilles-Villeneuve, Sebastian Vettel détient la optimale pole avec 1 min 10 s 764 en 2018, tandis que Rubens Barrichello signe le meilleur tour en course en 1 min 13 s 622 en 2004 sur Ferrari. En 2025, George Russell a repoussé les limites en pole avec 1 min 10 s 899 à 221,436 km/h de vitesse moyenne, et son supérieur tour chronométré en course atteignit 211,816 km/h. Ces chiffres illustrent la montée en puissance des monoplaces modernes.
Classement des pilotes et constructeurs les plus victorieux
Michael Schumacher et Lewis Hamilton partagent le record absolu avec 7 victoires chacun. Nelson Piquet et Max Verstappen suivent avec 3 succès. Côté constructeurs, Ferrari domine avec 14 victoires, devant McLaren et ses 13 succès. Williams totalise 7 victoires, tandis que Red Bull et Mercedes en comptent 5 chacun. Voici les nations les plus titrées :
- Royaume-Uni : 14 victoires
- Allemagne : 10 victoires
- Brésil : 6 victoires
- Australie : 5 victoires
- France : 4 victoires
| Constructeur | Victoires |
|---|---|
| Ferrari | 14 |
| McLaren | 13 |
| Williams | 7 |
| Red Bull | 5 |
| Mercedes | 5 |
Palmarès complet du Grand Prix du Canada de Formule 1
Depuis Jack Brabham en 1967 jusqu'à George Russell en 2025, le palmarès du Grand Prix du Canada reflète six décennies de Formule 1. Les grandes dynasties se dessinent clairement. Michael Schumacher domina de 1994 à 2004, avec notamment cinq victoires consécutives entre 2000 et 2004. Lewis Hamilton prit ensuite le relais, s'imposant en 2007, 2010, 2012, 2015, 2016, 2017 et 2019. Max Verstappen enchaîna trois victoires consécutives entre 2022 et 2024. Les années sans course — 1975, 1987, 2009, 2020 et 2021 — ponctuent cette longue histoire faite de négociations, de pandémie et d'absence de compromis.
| Période | Pilote dominant | Victoires | Écurie |
|---|---|---|---|
| 1994-2004 | Michael Schumacher | 7 | Benetton / Ferrari |
| 2007-2019 | Lewis Hamilton | 7 | McLaren / Mercedes |
| 2022-2024 | Max Verstappen | 3 | Red Bull |
| 2025 | George Russell | 1 | Mercedes |
La victoire de George Russell en 2025 sur Mercedes marque un tournant. Premier succès du pilote britannique au Canada, il inaugure peut-être une nouvelle série dans une ère post-Verstappen. Avec le contrat prolongé jusqu'en 2035, Montréal reste l'un des terrains de jeu les plus exigeants du calendrier mondial — et les prochaines éditions pourraient redistribuer les cartes entre les écuries. Suivre les qualifying et les résultats en direct dès l'édition 2026 permettra de voir si Russell confirme ou si un autre prétendant s'installe durablement sur le podium canadien.
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SolalSolal est rédacteur lifestyle et bien-être basé à Nantes. Dans la trentaine, il explore sorties locales, cuisine équilibrée et tendances de l'art de vivre avec un ton curieux et chaleureux. Son style décontracté mais soigné rend ses textes accessibles et inspirants.
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